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La reprise de la citoyenneté pour l’intersectorialité et la participation populaire

Brésil

Équipe de recherche

· Carolina Sombini – agente de soutien du district de santé Sud-ouest (préfecture municipale de Campinas) · Devanir Bissoli – membre de la communauté (président de l’association du quartier Parque D. Pedro II et membre du Conseil local de santé) · Karine Cambuy – coordinatrice du Centro de Convivência Tear das Artes (préfecture municipale de Campinas)

Chercheurs responsables

·Ana Carolina Diniz Rosa – thérapeute occupationnelle du Centre de santé DIC-I (préfecture municipale de Campinas) ·Marília Sper de Albuquerque – psychologue du Centre de santé DIC-I (préfecture municipale de Campinas)

Collaborateurs et partenaires

·Dora Lúcia M. Vechini – cheffe du secteur des Maisons de la culture du Secrétariat à la culture (préfecture municipale de Campinas) ·Kleber Rodolfo Albino Ferreira - coordinateur du Service sportif pour les personnes âgées (préfecture municipale de Campinas) ·Rosana S. Araújo - assistante sociale du CRAS Profilurb (préfecture municipale de Campinas) 

Résumé

Ce projet porte sur la réactivation d’un espace public, nommé Casa de Cultura Andorinhas(Maison de la culture Andorinhas), à partir de la collaboration intersectorielle entre la communauté et les services de santé, d’éducation, d’assistance sociale, de culture, de sport et le Département des parcs et jardins. Cette Maison se situe dans la région sud-ouest de la ville de Campinas, région périphérique qui se caractérise comme zone de vulnérabilité et de risques sociaux élevés. Elle se situe dans l’espace géographique du « Bosque (bois) du DIC-I » (zone desservie par le Centre de santé DIC-I). La justificative de ce projet se situe dans la nécessité de redynamiser dans la communauté la participation et la responsabilité sociale e politique, à travers la construction d’espaces de convivialité et de loisir permettant de faire face aux risques sociaux, au manque d’opportunités, à la violence, à l’anomie et aux formes de souffrance auxquelles les populations sont soumises. La proposition de cette maison de la culture étant de favoriser les espaces de rencontre et de convivialité entre les personnes autour d’activités et pratiques de promotion de la culture, de l’éducation, de la santé et du loisir. Ceci tout en garantissant la singularité de chacun, le développement de potentialités et principalement la participation populaire et la citoyenneté. Nous comprenons que l’intervention des professionnels ne peut pas rester obsédé par les modèles de la clinique traditionnelle. Il est nécessaire de transgresser les murs institutionnels et d’avancer vers d’autres champs. Dans ces imbrications peut-être qu’il sera possible de se défaire des carapaces quotidiennes et des masques sociales qui nous entourent et situent souvent comme des simples spectateurs de la souffrance d’autrui et de susciter chez nous l’expérience courageuse d’approcher l’inusité. 

Objectifs

Stimuler la responsabilisation de la communauté, à partir de la cogestion entre ressources intersectorielles, promouvant l’approximation de la communauté locale avec la culture produite par l’humanité. Promouvoir la convivialité sociale, à travers des ateliers, des activités (pédagogiques, de promotion de la santé, sportives, culturelles et d’assistance) et la construction de projets collectifs. 

Contributions et retombées

On remarque, après huit mois d’ateliers à la Maison de la culture Andorinhas, un changement de posture de la communauté vis-à-vis de l’espace du Bosquinho (petit bois) du DIC-I (où se situe la maison de la culture), un espace auparavant abandonné et que les personnes avaient peur de fréquenter à cause de la situation de criminalité, du flux restreint de personnes et de la présence de groupes utilisant des substances psychoactives. Depuis la réactivation de la da Maison de la culture, on perçoit un plus grand flux de mouvement au local, autant pour participer des ateliers, que pour le loisir au Bosquinho du DIC-I. En plus de cela, les usagers qui fréquentent les ateliers rapportent des améliorations chez eux en ce qui concerne des aspects émotionnels et physiques (tels que douleurs au dos, diminution de l’ampleur des mouvements, tristesse, agressivité ou anxiété). C’est dorénavant possible le développement de l’apprentissage, la socialisation, l’expression corporelle, l’estime de soi et le devenir protagoniste. 

 

Outils et formation

Des photos et des vidéos des ateliers et des actions d’organisation de la Maison de la culture, avec des témoignages des usagers, coordinateurs des ateliers et membres du comité d’administration. 

 

 

Bibliographie

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